Il prend le firpapa
Pour le père des planètes,
Il confond l'aigle-roi
Avec la girouette,
Quand il parle du ciel.
Il a des arbres creux
Pour embarquer ses malles,
Des balançoires bleues
Qui s'inventent des voiles,
Il dit que c'est la mer.
Solitude en guirlande,
Farandoles de mai,
La marée vient le prendre
Aux fêtes du quartier.
Il s'y jette en riant.
Quand les vents de septembre
Chantent l'humilité
Je le vois redescendre
De ses ailes mouillées
Vers son chagrin d'enfant.
Il a des terrains vagues
Au coeur des mercredis
Et des radeaux qu'il largue
En soufflant sous la pluie
Pour dominer la mer.
Il cherche dans les étoiles
Des plans d'îles aux trésors.
Il voit des cathédrales
Sous les branches et s'endort
Dans les orgues du ciel.
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