Mardi 14 juin 2005

Je t'achéterai dix mille escales

Avec tes frissons préférés,

Des souffles débordant du large,

Des rires affamés de baisers.

Tu te prendras, sur la jetée,

Un p'tit bout de trottoir du ciel.

En sautillant, t'iras piquer

Les premières pépites du soleil.

Puis, comme le vent nous rendra sourds,

J'te gueulerai vingt mille mots d'amour

A faire s'envoler tes chaluts.

Tu s'ras si forte et si fragile

Pour t'embarquer sur ma poitrine

Que toutes les vagues s'ront suspendues...

 

 

 

 On parl'ra plus.

Ce s'ra défendu.

Et tu rouleras sous l'orage

Avec nos couleurs mélangées.

Quand la pluie dégourdit la plage,

Y'a toujours un môme qui renaît...

Et, si jamais t'as encore peur,

J'te gueulerai l'histoire d'un passeur

Aux quarante mille marées perdues

Qui chante de t'avoir attendue...

Les balançoires vont lever l'ancre,

Les toboggans vont s'inverser...

Y'a toujours des bateaux d'enfance

Qui remontent avec la marée.

Même que si la mer est immense

C'est pour mieux savoir nous bercer.

J'veux plus qu'tu trouves

Que j'ai les yeux blues.

Par BARROIS - Publié dans : lespincesavelo
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