Décadence
On en viendrait, jeune homme, à aimer les statues,
A poser sur leurs seins nos crânes déjà vides,
Rafraîchir à leur marbre la blessure de nos rides,
S’endormir lourdement à l’ombre de leur cul...
On en viendrait, jeune homme, à aimer les statues.
La danseuse
Tes gestes de satin
Traversent mes miroirs.
La course de tes mains
Dessine une planète
Où je pose la tête
Pour attendre le soir
Lorsque tu es partie..
Angie
Quand je m'endormirai
Au creux de ton épaule
Tu ne sauras jamais
Si mes rêves te frôlent.